Atlas de l'Énergie

Atlas de l'Énergie

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Les énergies fossiles sont les ennemies de l'humanité
Nicolas Hulot

Énergie et avenir

L’Atlas de l’Énergie est une publication de la Fondation Heinrich Böll, rédigée par un collectif d’expert-e-s de l’énergie.

Il traite en soixante pages et 22 chapitres, illustrés par des cartes et graphiques, les défis, les enjeux et les opportunités de la transition énergétique européenne.

Analysant les enjeux pour les secteurs de la mobilité, de la production de chaleur et de froid, et de l’électricité, il aborde les questions transverses et stratégiques que sont le couplage sectoriel, l’efficacité énergétique, les enjeux numériques et montre les atouts de l’énergie citoyenne et le dynamisme des territoires. En plus des chapitres consacrés à la Pologne, la République Tchèque, la Grèce, et l’Allemagne, la version française comporte quatre chapitres spécifiques consacré au mix énergétique, à la possibilité d’un deal franco-allemand, aux transitions professionnelles et aux territoires pionniers de la transition.

Histoire et Avenir

Créateur/Créatrice: Bartz / Stockmar. CC-BY-SA 4.0

Investir dans l'avenir

Les énergies renouvelables, longtemps au second rang, sont désormais incontournables dans le mix énergétique européen. Elles présentent des opportunités économiques, qui peuvent permettre à l’Europe d’être prospère, tout en préservant l’environnement et le climat.

L’accord de Paris a mis en lumière le potentiel des énergies renouvelables et les indéniables avantages de l’efficacité énergétique.

L'Union européenne et les pays voisins

Union européenne : ambivalence des ambitions

Malgré des débuts hésitants, de profondes transformations se font jour dans le secteur énergétique européen. Les objectifs fixés, s’ils ont été revus à la hausse, restent toutefois trop timides.

Partenaires particuliers

Beaucoup de pays exportateurs de pétrole, gaz ou encore charbon ne sont ni des démocraties ni des contrées stables. Et les investissements à grande échelle dans l’exploitation et importation d’énergies fossiles se perpétuent.

Le couple franco-allemand

France et Allemagne souhaitent toutes deux sortir de leur mix énergétique traditionnel. Afin de respecter le plan climat 2030, les efforts à surmonter devront être colossaux. Et les deux pays devront marcher main dans la main.
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Allemagne : essai marqué, à tranformer

La transition énergétique en Allemagne comprend l’élimination progressive de la production nucléaire, la réduction des combustibles fossiles et l’investissement massif dans les énergies renouvelables. C’est, en soi, un immense défi ; et beaucoup reste à faire.

Electricité, Mobilité, Charleur

Couplage énergétique : électricité, mobilité, chaleur

Le chauffage, le refroidissement et le transport consomment d’énormes quantités de carburants fossiles. Passer aux énergies renouvelables dans tous ces secteurs est donc un défi, mais c’est aussi une opportunité. Le couplage des secteurs répond notamment à la problématique de la variabilité.

Le couplage sectoriel est une étape indispensable sur la voie d’un mix 100 % renouvelables. La flexibilité du système, au même titre que la sécurité énergétique, s’en trouveront renforcées.

Électricité: garantir la flexibilité

Une bonne gestion des réseaux électriques est indispensable, de manière à ce que production et demande soient équilibrées et que l’approvisionnement corresponde aux besoins réels. Une tâche qui est loin
d’être aisée.

Efficacité énergétique, faire mieux avec moins

Mers, exposition solaire, vents : les Etats peuvent être inégaux quant aux différentes sources d’énergies renouvelables à utiliser. Il existe, pourtant, pour tous les Etats de l’UE, une ressource abondante et facilement exploitable pour mener la transition énergétique : c’est l’efficacité énergétique.

Souffler le chaud et le froid

La météo européenne n’est pas toujours clémente : il fait parfois trop froid, ou trop chaud, pour vivre sans chauffage ou sans climatisation. Or, ces usages impliquent une forte consommation d’énergie.

Une gestion en temps réel, flexible et fiable, est une condition majeure de la transition énergétique. Le numérique est un outil essentiel pour gérer des unités de production multipliées et décentralisées.

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Repenser l'échelle de la transition ?

Vers la démocratie de l'énergie

La production d’énergie conventionnelle se concentre entre les mains de quelques grandes et puissantes entreprises. Pour la production d’énergies renouvelables, une approche décentralisée, qui redonne aux citoyens et aux collectivités le contrôle de leur énergie, se révèle à la fois plus cohérente, mais aussi plus efficace et mieux acceptée.

Les villes, laboratoires de l'innovation

Les villes peuvent être le laboratoire des innovations que propose et qu’exige la transition énergétique. Assez grandes pour permettre d’expérimenter des solutions à la bonne échelle, et assez petites, pour qu’un abandon en cas d’échec reste peu coûteux, les villes sont le bon échelon pour tester les solutions avant de les généraliser.

Projets locaux ou les pionniers de la transition

La transition énergétique n’est pas qu’une affaire d’État : partout en France, ce sont des citoyens et citoyennes dans le cadre de coopératives énergétiques ou par le biais de leur commune, qui s’engagent pour la transition énergétique. Si l’Allemagne ou le Danemark ont une longueur d’avance en la matière en Europe, des initiatives fleurissent aussi partout en France – et ce en dépit des nombreux obstacles administratifs et financiers à surmonter. Ces pionniers de la transition énergétique montrent qu’une autre voie est possible : celle de la décentralisation énergétique. Avec des projets qui redynamisent les territoires, créent de la valeur ajoutée locale et des emplois durables, la démocratie de l’énergie prend vie.